Selon la presse française, le plan de Carrefour pour sauver ses hypermarchés prévoit la fermeture de plusieurs rayons non alimentaires et un recentrage sur la franchise.
Le circuit des hypermarchés représente un quart du chiffre d'affaires du groupe sur le marché domestique, mais sa popularité et sa rentabilité sont mises à rude épreuve. Les rayons non alimentaires souffrent de la concurrence des spécialistes et du commerce en ligne et figurent donc parmi les principales cibles du plan.
Lorsqu'Alexandre Bompard, PDG du groupe, a annoncé le plan de transformation en janvier de l'année dernière, il a déclaré que les grands magasins seraient réduits, que les produits non alimentaires seraient remplacés par des produits frais et bio, et que les hypermarchés les moins rentables seraient franchisés. Selon Reuters, certaines mesures concrètes ressortent de documents publiés par le syndicat CGT. Il s'agit notamment de la fermeture des rayons photographie, électroménager et bijouterie. Dans certains cas, ces activités seront externalisées auprès de spécialistes comme Darty. Cette année, ces rayons deviendront des espaces libre-service afin de réduire les coûts de personnel. Parallèlement, Carrefour mènera des tests avec deux nouveaux rayons : animalerie et pharmacie.
De plus, après la franchise de cinq magasins l'an dernier, 10 à 11 autres sont désormais confrontés au même sort.
Parallèlement, le groupe ouvrira huit nouveaux points de retrait pour les commandes en ligne, tandis que 67 points de retrait existants seront agrandis. 90 des 230 hypermarchés assureront la livraison à domicile et 200 magasins seront équipés de caisses automatiques.
Carrefour prévoit également d'ouvrir 10 nouveaux magasins discount pour écouler ses stocks, qui viendront s'ajouter aux 11 déjà existants. Le groupe entend par ailleurs réduire ses effectifs de direction.
Enfin, trois nouveaux concepts seront testés pour sauver les magasins en difficulté, dont un modèle à bas coût appelé Essentiel, un modèle qui garantit une plus grande autonomie locale au gérant du magasin, appelé Rebonds, et un modèle axé principalement sur l'alimentation, qui comprend un service traiteur, appelé Next.






